L’OR REFAIT PARLER DE LUI – PERIGUEUX BOULAZAC

Boulazac-or en cash

L’OR REFAIT PARLER DE LUI
Au pont des Cébrades, une charcuterie a opéré en 2012
une mutation vraiment majeure : elle est devenue une…
agence – parmi moins d’une demi-douzaine sur l’agglo –
d’achat et vente d’or, argent et platine !
Thierry Vaillant est le directeur des six (bientôt sept)
agences du Sud-Ouest d’ « Or en cash », enseigne qui,
avec 61 agences ouvertes en France depuis 2009 avec 90
salariés, rivalise avec « Le comptoir national de l’or ».
Il affirme que « plus de la moitié des clients y viennent
régulièrement avec des bijoux anciens ou cassés, des
lingots, des pièces de collection ». Parmi les raisons de
leur visite : des héritages, le besoin de payer des impôts,
etc.
Entre deux monnaies en… chocolat pour manifester
qu’elle a de l’humour, Katia la collaboratrice de Thierry
Vaillant, explique que le fondement des transactions est
l’achat et la vente au cours de l’or, soit vendredi dernier
31 573 euros le kilo .
Le cours de l’or,
Les fluctuations du cours influent forcément de façon
essentielle sur ces tractations, selon la loi traditionnelle de
l’offre et de la demande : « Il y a deux ans, le lingot d’un
kilo atteignait 40 000 euros, pour environ 30 000
aujourd’hui, comme on vient de le voir». Elle signale au
passage que son agence a fait récemment gagner un
« lingotin » de 5 grammes à un client…
Derrière sa balance au 1/100e de gramme, M. Vaillant
commente à propos de son travail : « Nous ne stockons
pas de métal. Tout ce que nous récoltons part chez les
fondeurs avant de servir en orfèvrerie, bijouterie,
électricité, pharmacie et informatique. A ce titre, nous
avons le sentiment de contribuer à l’équilibre
écologique… »
Pourquoi cette dimension environnementale ? Thierry
Vaillant, qui a été militaire en Guyane, a connu de près
l’orpaillage illégal qui est une plaie pour ce département
d’outre-mer. Exploitation des mines d’or en dehors des
plus élémentaires règles légales, notamment à l’aide de
mercure (interdit en Guyane depuis 2006), il y constitue
une catastrophe pour la nature.
Il se propose d’organiser des conférences publiques à
Périgueux pour faire connaître l’étendue du fléau là-bas
(en France même, la mine audoise de Salsigne a fermé) et
l’enjeu d’une politique de récupération et du recyclage du
métal existant. Question qui ne se pose pas évidemment
dans le Yukon, en Sibérie ou en Afrique du Sud…

Communiqué paru sur PERIGORD NEWS