OR EN CASH. L’EPICERIE DES BIJOUX

OR EN CASH : L’EPICERIE DES BIJOUX

Le spécialiste du rachat de métaux précieux se développe. Mais il doit lutter contre la mauvaise image que certains s’en font.

L’épicier devenu recycleur de métaux précieux n’a pas oublié d’où il vient. Christophe Gerber a commencé comme épicier de quartier à Corbelin en 2002. Il a eu jusqu’à trois boutiques. S’il n’en a gardé qu’une, c’est parce qu’il a appliqué la même stratégie d’implantation de proximité à un tout autre commerce: celui du rachat d’or , argent et platine .
Créée en 2009, l’enseigne Or en Cash compte aujourd’hui 66 boutiques en France, toutes des succursales. « Ne pas avoir choisi la franchise permet d’assurer les mêmes méthodes de travail dans chacune de nos implantations, explique le Pdg, avec pour leitmotiv la sécurité, la transparence, la confiance et la confidentialité ». Il affiche d’ailleurs d’emblée sa collaboration avec les forces de l’ordre à travers un logiciel informatique qui assure l’homogénéité des cours pratiqués dans les boutiques, la traçabilité des produits et des transactions.
Les métaux sont revendus à un fondeur qui les retourne ensuite à la bijouterie ou à l’industrie. « Nous sommes considérés comme un grossiste, ce qui nous permet de lisser notre activité et nos marges sur l’année ».
Mais en 2013, les cours des matières se sont effondrés et l’enseigne a vu son chiffre d’affaires baisser de 40%. « Nous sommes encore là alors que le nombre de nos concurrents moins solides ont disparu » alors cette année, le Pdg préfère assurer la stabilisation de son groupe avant d’envisager de nouvelles implantations l’an prochain. Il prépare toutefois des diversifications dès l’année prochaine. Et il propose, sans attendre, le rachat de métal argenté.

Or en Cash : pas de spéculation.

Il se défend d’être un spéculateur, encore moins de profiter du malheur des gens. « Mon objectif est la démocratisation du rachat or de métaux précieux, assure le Pdg. La revente d’objets divers et variés s’est banalisée aujourd’hui, qu’il s’agisse d’un cadeau qui ne vous a pas plu ou d’un objet dont vous vous êtes lassés. Nos clients ne viennent pas parce qu’ils sont dans le besoin mais parce qu’ils ont de projets, que ce soit pour faire un voyage ou passer le permis de conduire ».
Pour casser les stéréotypes et la mauvaise image qui colle à son secteur d’activité. Or en Cash a d’ailleurs investi dans un vaste plan de communication. Avec l’agence lyonnaise Hula-Hoop, l’enseigne relooke ses boutiques dans des teintes claires, évoquant la pureté et la transparence, et s’affiche dans des publicités humoristiques qui démontent les tabous de la revente de bijoux!

A.G.M.
www.orencash.fr
04,82,53,44,02