OR EN CASH TIENT LE BON FILON

OR EN CASH TIENT LE BON FILON

Christophe GERBER, pdg d’Or en Cash, a eu une idée en or en 2009,: transformer son petit local à Corbelin en boutique spécialisée dans le rachat de métaux précieux.Très vite ce qui n’était qu’une activité complémentaire est devenu un groupe solide avec 83 salariés et 66 magasins dans tout l’hexagone.

Ne lui parlé pas de la ruée vers l’or, car CHRISTOPHE GERBER , n’a rien d’un aventurier farfelu. D’ailleurs, il aime a rappeler qu’il est avant tout un commerçant, et surtout un commerçant de proximité. A l’origine, je suis l’épicier du village de Corbelin. Mais comme j’ai toujours aimé porter de nouveaux projets, dès 2007, j’ai ouvert un bureau de tabac à Veyrins-Thuellin et en 2008 une supérette à Chatillon-laPalud. C’est en 2009 qu’avec ma femme Valérie, nous avons eu l’idée de transformer un petit local en boutique de rachat de métaux précieux ». Soit bien avant que d’autres ne s’engouffrent dans la brèche, flairant le bon filon. Nous avions l’habitude en tant que buralistes de recevoir des journaux spécialisés et nous avons ainsi pu découvrir que ce genre d’activité sa pratiquait déjà en Allemagne, explique Christophe Gerber. Au départ, notre boutique était ouverte six heures par semaine ». Et cela à suffit pour faire décoller l’activité. « En cinq ans, nous avons ouvert en moyenne entre dix et quinze magasins par trimestres ». Aujourd’hui, Or en Cash, qui a maintenu son siège social à Corbelin, est numéro 1 en France du rachat d’or et de métaux précieux avec 66 boutiques non franchisées.  » Je suis épicier de métier et je déploie mes boutiques comme des commerces de quartier. Nous offrons un vrai service de proximité et surtout du pouvoir d’achat. Revendre des bijoux dépareillés ou cassés, qui seront ensuite recyclés, peut permettre de financer de nouveaux achats ou projets ». Et lorsqu’on lui demande qui sont ses clients, sa réponse est sans appel: « On ne vend pas ses bijoux pour payer son loyer, plus de 90% de nos clients ne rencontrent pas de difficultés financières ».
Pour autant, si désormais il semble aussi simple de revendre ses bijoux que d’acheter une baguette de pain, ce commerce est néanmoins fortement réglementé. « Et c’est une bonne chose » pour Christophe GERBER. « Notre système informatique évolue en permanence en fonction des réglementations. D’ailleurs, nous sommes en train de déployer une seconde version de notre programme informatique qui nous permet de travailler dans la transparence la plus complète avec les forces de l’ordre et tous les organismes de l’état. Pour former notre personnel à ces évolutions, nous disposons de 3 centres de formation, un à Bordeaux, un en Isère et un troisième dans le sud de la France. En outre, depuis 2011, le paiement doit se faire exclusivement par chèque. Enfin, cette année, il a été décidé que les clients disposeraient d’un délai de 24 heures de rétractation ». Bien sûr, dans les boutiques de rachat de métaux précieux ce qui prévaut avant tout, c’est la sécurité du personnel comme des clients. « Je répète souvent que ma femme risque plus souvent sa vie dans notre bureau de tabac que dans nos boutiques Or en Cash qui sont extrêmement sécurisées. »

Et comme toute success story, celle d’Or en Cash ne s’est pas écrite sans rebondissement: « En 2013, nous avons connu une crise sans précédent puisque le cours de l’or a dégringolé et nous avons perdu 40% de notre chiffre d’affaires ». Là où la majorité de ses concurrents ont trépassé, faute d’avoir les reins solides ou pour avoir eu finalement les yeux plus gros que le ventre, Or en Cash a su traverser cette mauvaise passe sans devoir licencier ou fermer ne serait-ce qu’une boutique. « Nous sommes passés d’un peu plus de 40 millions à 23 millions de chiffre d’affaires. Si nous avons su résister à la crise, c’est parce que nous ne faisons pas de spéculation. Nous achetons et revendons dans la foulée. Par ailleurs, nos marges sont calculées sur le cour du jour ». Et le cours de l’or est en ce moment plutôt porteur: « C’est un marché rassurant.On tourne autour de 30 000 euros le kilo ». Aussi, l’année 2014 sera une année charnière pour Or en Cash: »Nous sommes actuellement en pleine stabilisation. Ce qui nous permettra de nouveaux déploiements dès 2015 au rythme d’un ou deux nouveaux magasins par mois. Nous souhaitons nous implanter davantage sur l’Ouest de la France. Nous pensons également à Paris et au Nord Est. Peut être aussi que nous déciderons de franchir quelques frontières…Rien n’est figé ». Une seule chose est certaine, « c’est que le siège social du groupe restera en Isère! » Car Christophe GERBER est définitivement un entrepreneur qui garde les pieds sur terre.